CORTEX de Nicolas Boukhrief:
Agréable surprise que ce "polar" un peu atypique passé inapperçu et qui confirme les qualités d'écriture et le sens du casting (Dussollier,très convaincant,Marthe Keller...) de l'ancien
journaliste du regretté Starfix...la modestie de CORTEX est assez rafraîchissante et le soin apporté à la description des personnages et des atmosphères laissent augurer du meilleur
pour la suite de la carrière du cinéaste.
DOOMSDAY de Neil Marshall :
Hommage régressif plus ou moins fun au cinéma post nuke,DOOMSDAY aimerait ressembler aux glorieux NEW WORK 1997 de John Carpenter et MAD MAX 2 de George Miller mais s'apparente
plutôt aux pires zéderies ritales des années 80 style 2072,LES EXTERMINATEURS DE L'AN 3000,LES NOUVEAUX BARBARES...à cette différence près que Castellari,D'Amato,Martino and co
n'avaient que le 30ème du budget du réalisateur du surestimé THE DESCENT!
On sourit parfois devant les excès en tous genres déployés par Marshall,mais l'indigence du scénario,de la direction d'acteurs et de la mise en scène (en particulier les scènes
d'action sabordées par un montage très -trop- "cut") a vite fait de tirer le film vers le bas...DOOMSDAY semble en fait plus conçu pour s'échouer directement
en "vidéo futur" que pour être visible dans une salle de cinéma digne de ce nom.
FIRESTARTER de Mark Lester:
En pleine mode kingienne du milieu des années 80,De Laurentiis recrute le bourrin Mark Lester pour adapter à l'écran CHARLIE,projet qui devait être initialement confié à John Carpenter.
Cette version "B" de CARRIE malgré une mise en scène assez plate et la musique anonyme de Tangerine Dream se regarde sans trop de déplaisir grâce à quelques effets pyrotechniques bien envoyés et à son casting de luxe (David Keith,Martin Sheen,Louise Fletcher,la petite Drew Barrymore et surtout George C.Scott en vilain bien retors)...cela dit, on est quand même loin des plus belles réussites cinématographiques du King (CHRISTINE,DEAD ZONE,SIMETIERRE...) !
ENTRE AMIS ET VOISINS de Neil Labute:
Labute dissèque froidement les rapports de couple et leurs frustrations existentielles...c'est bien écrit,très bien interprété (étonnant monologue du mésestimé Jason Patric et quel
plaisir de revoir les charmantes Nastassja Kinsky et Amy Brenneman!),la causticité du cinéaste fait souvent mouche mais on peut aussi trouver la misanthropie du cinéaste un
peu rebutante et unilatérale.
INTRACABLE de Gregory Hoblit:
Thriller US consommable (surtout si on apprécie Diane Lane),lorgnant quelque part entre la complaisance graphique de la série SAW et les thématiques virtuelles de THE CARD PLAYER
d'Argento,les relents moralisateurs en plus!
MR 73 d'Olivier Marchal:
Olivier Marchal lâche un peu son (ex?) "maître" Michael Mann pour s'inspirer cette fois-ci d'Abel Ferrara pour ce portrait de flic borderline incarné par un Daniel Auteuil à la ramasse
et de David Fincher pour son esthétique glauque et chichiteuse (photo désaturée,flashes back explicatifs en noir et blanc...).
Malheureusement,encore une fois,Marchal loupe le coche avec ce troisème essai policier maladroit,pompeux et languissant...le cinéaste écorché vif est probablement sincère,animé de bonnes
intentions mais on attend toujours qu'il réalise enfin un bon polar!
SESSION 9 de Brad Anderson:
Intéressante variation psychologique sur le thème de la maison hantée,portée par un casting (Peter Mullan,David Caruso,Josh Lucas...) et une exploitation efficaces d'un décor
lugubre à souhait...le "twist" final déçoit en partie,mais Anderson réussit à instaurer une atmosphère assez prenante et parfois flippante...un réalisateur à suivre?
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