Concours

Recommander

Publicité

Dimanche 23 avril 2006

Une honnête série B qui surfe sur le succès des premiers essais de Spielberg (LES DENTS DE LA MER et bien sûr DUEL),avec,en prime,une petite pincée de démonologie!

L' intérêt du film ne réside pas vraiment dans la description convenue des déboires du héros (James Brolin) et de son équipe de flics mais plutôt dans la mise en valeur de la mystérieuse voiture meurtrière et indestructible qui ne recule devant rien pour commettre ses méfaits,à part,peut être,l'entrée d'un cimetière sacré!

Elliot Silverstein utilise efficacement la profondeur de champ et son cadre westernien "en diable",magnifié ici par une belle photo en Scope:

entre autres images marquantes,on se souviendra notamment de cette ouverture brutale (et qui a traumatisé le King lui-même!!) où deux infortunés cyclistes trouvent la mort,de ce "twist" inattendu  où "the car" prend sa revanche sur la femme du héros et enfin de tous ces plans larges inquiétants du véhicule parcourant les routes désertes...

Par Guillaume - Publié dans : guillhomecinema
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 14 avril 2006

Petite production "argentoesque" du milieu des années 80,DEMONS est une bisserie bien gore,hommage (pompage?) à ZOMBIE et EVIL DEAD,et également sous influence de Mario Bava et  Argento (voir la pendaison et les éclairages bariolés de SUSPIRIA,l'affiche de 4 MOUCHES DE VELOURS GRIS,le masque du démon à l'origine de la contamination...). 

Lamberto Bava s'amuse bien avec ses références et ses quelques tentatives superficielles de mise en abyme (le parallèle entre le film projeté et les évènements dramatiques qui se déroulent dans la salle),mais le réalisateur privilégie avant tout un jeu de massacre un peu crétin et parfois risible mais somme toute assez distrayant:

il faut dire que malgré ses quelques longueurs (les digressions inutiles sur la bande de punks), le rythme de DEMONS est assez soutenu et que les acteurs,dialogues et doublages du film sont absolument hilarants,de même que la dégaine de certains de ses zombies baveux et sprinteurs,faisant ainsi pour beaucoup dans le plaisir coupable que l'on peut ressentir à la vision de cette oeuvrette qui restera,l'air de rien,le sommet de la carrière de Bava Junior. 

Par Guillaume - Publié dans : guillhomecinema
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 2 avril 2006

Argento rend hommage à Hitchcock dans cet honnête téléfilm référentiel qui reste dans la veine légère et ludique du précédent opus du cinéaste (THE CARD PLAYER)

Les principales références à l'oeuvre d'Hitchcock sont assez évidentes pour la plupart (PSYCHOSE,L'INCONNU DU NORD EXPRESS,SUEURS FROIDES,FENETRE SUR COUR,...) mais évoquées avec suffisamment de sincérité et de modestie pour ne pas sombrer dans une certaine lourdeur "postmoderne".

Format télévisuel oblige,la réalisation d'Argento est assez sage,mais rappellant quand même les ambiances de ses premiers gialli,entre l'utilisation des architectures ,la "sensualité" de la musique de Donaggio et des villes filmées de nuit,les inserts sur les différents objets et mécanismes...

le rythme de l'oeuvre est un tantinet languissant,VOUS AIMEZ HITCHCOCK? manquant un peu de ces morceaux de bravoure typiques du cinéaste (si l'on excepte une seule et unique scène de meurtre à la PROFONDO ROSSO et surtout une tentative d'agression inattendue et prolongée sur la personne du héros); en contrepartie Argento soigne la caractérisation: le couple que forme Giulio (excellent Elio Germano) et la charmante Arianna/Cristina Brondo est bien sympathique,et les quelques seconds rôles pittoresques sont assez réjouissants (Sasha/Elisabetta Rocchetti,Federica/Chiara Conti,la mère de Giulio...)

Pour le reste,le réalisateur continue d'explorer sa chère thématique du regard,avec ce personnage de voyeur invétéré qui passe sa vie (littéralement,comme l'attestera le très beau montage final) à espionner les moindres faits et gestes de son entourage,les petits riens comme les grands drames.

Ce qui rend finalement ce petit téléfilm assez touchant et un peu précieux sous ses apparences frivoles,c'est que Giulio se révèle être le double de Dario,frêle étudiant en cinéma passionné par Hitchcock et l'expressionisme allemand,et qui passe son temps à espionner les belles femmes et leurs mystères,de même qu'Argento aura consacré sa carrière à filmer et magnifier ses beaux personnages féminins...

Par Guillaume - Publié dans : guillhomecinema
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 29 mars 2006

NEXT OF KIN (titre original de ce MONTCLARE...),qu'on pourrait définir comme un croisement de film d'épouvante et des premières oeuvres de Peter Weir,restera vraisemblablement l'une des productions les plus marquantes du cinéma de genre australien.

Le scénario minimaliste n'est ici qu'un pur prétexte à un exercice de style virtuose où le météorite Tony Williams nous régale  de sa grande maitrise de l'espace et des mouvements de caméra,son utilisation de la steadycam et de la louma aboutissant ainsi à des plans inventifs et parfois même assez vertigineux,notamment dans le surprenant final.

La mise en scène "sensitive" de Williams traduit superbement l'angoisse qui s'empare progressivement de l'héroïne,incarnée avec conviction par une Jackie Kerin au charme discret.

cette oeuvre entêtante et effrayante est enfin disponible en dvd (zone 4 australie: copie très correcte,sous-titres anglais)

Par Guillaume - Publié dans : guillhomecinema
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 20 mars 2006

Généralement considérée comme LE nadir de la carrière d'Argento,cette adaptation de l'oeuvre de Gaston Leroux ne mérite pas sa triste réputation de ratage intégral,mais n'est cependant pas convaincante pour autant! 

La faute incombe principalement à un scénario mal ordonné,brouillon,qui n'arrive jamais à trouver une unité de ton et qui peine à faire exister la relation entre le Fantôme et Christine:

Argento tente une approche de la comédie burlesque (les personnages de la grosse diva et du déjanté chasseur de rats),mais son humour bouffon tombe à plat...Argento tente d'évoquer le microcosme de l'opéra  (ses artistes,ses petits rats,ses rivalités...),mais ses sous-intrigues ne sont qu'ébauchées...Argento cherche l'horreur et la bestialité intérieure de son "homme rat",mais ses effets gores sont le plus souvent poussifs et gratuits,notamment le massacre final du Fantôme,qui gâche en partie par sa maladresse d'exécution le potentiel dramatique de la scène...enfin,Argento tente l'émotion,mais sa romance est précipitée et Julian Sands est fadasse et théâtral à souhait...

En fait,c'est quand Argento se contente de filmer sa fille seule à l'écran que LE FANTOME DE L'OPERA parvient à nous toucher,quand Asia est éclairée à la bougie façon George de La Tour,quand Asia hypnotisée par son futur amant descend dans les catacombes,où quand elle chante sur scène,au début du film.

Dario ne se prive pas de magnifier sa fille,bien aidé en cela par les tons dorés de la photo de Ronnie Taylor (moins brillant ici que dans OPERA,quand même!),le joli thème d'Ennio Morricone et le charme naturel de la jeune actrice...

Le regard assez touchant et tendre que pose le père sur sa fille est très certainement l'aspect le plus intéressant de cette oeuvre très inégale et mineure dans l'imposante filmographie du cinéaste,moins accomplie que les deux autres chapitres de "la trilogie Asia" (le mal-aimé TRAUMA et le superbe SYNDROME DE STENDHAL) 

Par Guillaume - Publié dans : guillhomecinema
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus